Les outils (numériques) pour gérer sa recherche en doctorat

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D1 – Accueil

Bienvenue sur ce cours organisé autour de la gestion de la recherche en doctorat.

Le doctorant est bien évidemment confronté à sa problématique de thèse, mais le simple fait de s’engager dans un doctorat induit également des problèmes quasi quotidiens que l’impétrant devra apprendre à gérer. Un doctorat, c’est un travail de longue haleine, pas seulement intellectuel, mais également psychologique, organisationnel, sociétal. Faire une bonne thèse c’est aussi vivre bien sa thèse. Ce cours tente de vous donner quelques clés, quelques informations, quelques astuces, quelques outils numériques qui vous permettront peut-être de correctement gérer en partie les 2, 3, 4 années et plus que constitue ce sacerdoce : le doctorat. Et si, au terme de votre travail, vous avez la chance de pouvoir continuer dans la recherche, peut-être trouverez-vous dans ces quelques lignes des astuces susceptibles de vous suivre toute votre carrière…

Je l’espère en tout cas, pour vous, mais aussi pour moi !

Diapositive2D2 – Intro

Les questionnements purement scientifiques et sémantiques ne sont qu’une partie du questionnement du « thésard galérien ». Comment gérer la foultitude invraisemblable d’information plus ou moins intéressante que l’on reçoit chaque jour ? Comment faire face à des problèmes de recherche de sources bibliographiques fiables et actualisées ? Comment synthétiser et mettre en œuvre sa pensée, sa démarche, sa méthode ? Comment gérer son temps ? Comment s’insérer dans les groupes ?

Il existe des outils numériques et des techniques de base qu’il n’est pas inutile de connaître.

Diapositive3D3 - Plan

Mon cours se répartit en gros en 4 chapitres, mais dans les faits, étroitement mêlés et qui tentent de passer en revue la plupart des questionnements (dont certains sont logiquement redondants) : Comment gérer les sources bibliographiques et informatives ? Comment gérer ou tenter de gérer son temps, car, contrairement à ce qu’on peut penser au départ, c’est très très court un doctorat ? Comment s’insérer et gérer ses réseaux en particulier depuis l’avènements des réseaux sociaux numériques ?

Enfin, il y aura l’après doctorat et le monde du travail, il faut apprendre à valoriser ses compétences dans un monde où la communication est devenu le maître mot !

Diapositive4D4 – Intro sources

L’une des premières étapes, si ce n’est la première dans la gestion de sa thèse concerne les sources, c’est-à-dire l’accès, la pertinence, le choix à globalement ce qu’on appeler la « bibliographie ». Bien que, théoriquement une grande partie des sources bibliographiques aient été constitué en M2 ou en tout début de thèse, par définition, la publication se poursuit et l’étudiant est, en théorie, au courant des avancées scientifiques dans le domaine qui l’intéresse. C’est un travail lourd, pas toujours facile et qui surtout, avec l’arrivée des moteurs de recherche peut s’avérer sans fin !

Voici, dans ce chapitre, quelques petites astuces à savoir

Diapositive5 D5 – Principe de la veille

La démarche de veille bibliographique se déroule en 4 étapes, mais c’est la première étape qui va être déterminante.

1 – Définition sujet et objectif : qu’est ce qu’on veut, dans quel domaine, sur quel objectif. Avec soit une connaissance à priori (mots-clés) soit à partir de documents de base (a posteriori). Le problème est ce qu’on appelle la notion de « file » (type file d’attente) : les documents et recherches s’enchainent et on rentre de plus en plus dans le détail et il y en a de plus en plus…

2 – Recherche de sources

3 – Tri

4 – Synthèse

Le problème est la très grande perte de temps de cette veille « manuelle »

Diapositive6 D6 – Les deux types de veille

Il existe 2 manières d’envisager la veille bibliographique : La veille « active » dite « pull » : recherche active et personnelle réactualisée régulièrement. Demande beaucoup de temps et relativement ennuyeux. La veille « continue » dite « push » : la recherche se fait de manière automatique

Diapositive7 D7 - Aspirateur de site

Dans le cadre strict d’un usage privé, il est possible d’utiliser ce qu’on appelle un « aspirateur » de site. Le principe est une copie des fichiers et structures d’un site Internet directement en local de façon a restituer en partie l’ergonomie et le contenu d’un site. Quand on n’a pas le temps de connexion nécessaire à la lecture ou l’exploration d’un site connecté, on l’a « aspiré » avant et on peut le consulter en local. Le logiciel idéal (gratuit et open) pour cette démarche : HTTrack

Diapositive8 D8 - Moteurs de recherche généralistes

Bon, je ne vous apprends rien, naturellement la recherche bibliographique commence par l’utilisation de moteurs de recherche généralistes. D’un côté « Google », de l’autre « Bing » le moteur de recherche de Microsoft. Entre les 2 : « Yahoo ». Pour la petite histoire, en France, en 2014, Google c’était 93% des interrogations… Par contre il est intéressant de jeter un œil sur un moteur de recherche en pleine expansion : Baidu… C’est chinois bien sûr !

Ces recherches par moteurs généralistes vont vous permettre de trouver des sources sur les sites d’éditeurs, sur les sites d’auteurs, mais également des documents de vulgarisation. Pensez également à des outils comme Youtube ou Dailymotion, la vidéo est désormais un vecteur de transmission du savoir fondamental.

 Diapositive9 D9 - A propos de Google

Quelques petites précisions à propos de la recherche sur Google en général : N’hésitez pas à aller faire de la recherche avancée sur Google - Pensez également à gérer les paramètres de base (notamment avec l’icône « outil » à droite) - Enfin, pensez à ouvrir des options supplémentaires avec la fenêtre « outils de recherche », dans le cas des images par exemple, c’est très pratique.

Diapositive10 D10 - Moteurs de recherche « scientifiques »

Dans les moteurs de recherche plus « scientifiques » maintenant, impossible de passer à côté de Google scholar bien sûr, mais il peut-être utile d’aller jeter un œil également sur Google books. Il est possible que des ouvrages dans « books » n’apparaissent pas dans « Scholar ». Citons également ISI Web of knowledge et un excellent moteur de recherche bibliographique : Scopus, hélas, payant !

 Diapositive11 D11 - Moteurs de recherche disciplinaires

Bien évidemment il convient de citer en priorité : HAL (https://hal.archives-ouvertes.fr/) le moteur de recherche (et de dépôt) des archives ouvertes. Les chercheurs CNRS ont désormais obligation de dépôt de leurs publication dans HAL qui comprend près d’un million de références. Penser également à aller sur Isidore pour ce qui concerne les SHS, avec 3,3 millions de ressources. (http://www.rechercheisidore.fr/) . Pour la petite histoire, Isidore est un « moteur » qui « moissonne » les métadonnées (informations sur la nature d’un document) selon un protocole dit OAI-PMH (Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting ) en passe de devenir un standard international reconnu et universel. Le principe est que les différentes bases de données sont réparties et que les échanges ne se font que par un protocole d’interrogation de métadonnées. C’est l’avenir du fonctionnement de l’interopératibilité des bases de données, dans la droite ligne de l’open source.

 Diapositive12 D12 - Le SUDOC

Le catalogue du Système Universitaire de Documentation est le catalogue collectif français réalisé par les bibliothèques et centres de documentation de l'enseignement supérieur et de la recherche. Il comprend plus de 10 millions de notices bibliographiques qui décrivent tous les types de documents (livres, thèses, revues, ressources électroniques, documents audiovisuels, microformes, cartes, partitions, manuscrits et livres anciens...). Le catalogue Sudoc décrit également les collections de revues et journaux d'environ 2 000 établissements documentaires hors enseignement supérieur (bibliothèques municipales, centres de documentation...). Enfin, il a pour mission de recenser l'ensemble des thèses produites en France. L’interrogation du SUDOC permet d’obtenir tout ou partie des documents (selon droits et niveaux de numérisation) mais aussi la disponibilité « physique » par localisation.

 Diapositive13 D13 - Le GERFLINT

Un métamoteur sur les revues où il est intéressants de faire de la recherche de sources : Le Gerflint (Groupe d’études et de recherches pour le français langue internationale) est un programme mondial d’édition et de diffusion scientifiques francophones rattaché à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme. Il crée, coordonne, publie, édite et indexe un réseau mondial de revues scientifiques respectant les standards scientifiques et éditoriaux internationaux. Complété par le réseau : Mir@bel assez bien fait.

Diapositive14 D14 - Moteurs de recherche d’éditeurs

Il peut être utile également d’aller jeter un œil sur les sites d’éditeurs. Il faut savoir que la recherche se limite aux articles de l’éditeur. Elsevier est le plus connu des éditeurs scientifiques, et très ancien (1880) avec un fonds très important, notamment 2 000 journaux scientifiques différents. Une grosse polémique est née autour de la Maison Elsevier à propos des coûts d’achat des revues et des droits des chercheurs à l’accès aux articles (qu’ils ont eux-mêmes écrits !). Citons également SpringerLink, d’origine allemande, 3ème groupe mondial en matière d’édition scientifique.

Pour en savoir plus : Un excellent point du CNRS sur l’édition scientifique à l’heure du numérique à télécharger en pdf.

Diapositive15 D15 - Moteurs de recherche distributeurs

Enfin, on ne peut pas passer sous silence des moteurs de recherches commerciaux sur lesquels il est toujours possible de trouver des informations bibliographiques complémentaires. Pour être un peu chauvin citons la FNAC bien sûr, mais surtout Amazon, dont on peut critiquer l’attitude vis-à-vis de son personnel, mais auquel il faut bien reconnaître aussi l’incroyable efficacité !

Diapositive16 D16 - Moteurs de recherche de réseaux scientifiques

Nous reviendrons sur les réseaux dans le 3ème chapitre mais en recherche bibliographique il peut-être utile d’aller interroger les bases de données des réseaux scientifiques. Trois grands réseaux dominent actuellement : ResearchGate , c’est la référence reconnue par tous. Mendeley, à l’origine simple moteur de gestion bibliographique scientifique, Mendeley est désormais une énorme base de données et un réseau social de scientifiques en plein développement. A suivre de près. Academia.edu : Il se développe une polémique autour d’Académia.edu notamment autour des pratiques vis-à-vis des droits d’auteurs. Il faut savoir que derrière « Academia », c’est « Google »…

 Diapositive17 D17 - Site URFIST

Pour compléter la recherche, rendez-vous également sur la page de l’URFIST de Rennes intitulée « 50 outils de recherche de l’information scientifique » où vous trouverez de nombreux liens très intéressants.

Diapositive18 D18 - Principe des outils de veille continue

Le principe de ces outils est de remplacer vos actions « manuelles » de recherche bibliographique ou de veille informative en général par des actions automatiques périodiques selon 2 modes, l’agrégation et/ou l’alerte. L’agrégateur va automatiquement récupérer les « nouveautés » et les mettre à disposition sur une plate-forme unique et spécifique. L’alerteur va simplement vous prévenir d’une manière ou d’une autre de l’arrivée d’une « réponse » à vos « questions ». Les 2 peuvent bien évidemment être utilisés ensemble. Leur fonctionnement dépend essentiellement de ce qu’on appelle les flux ou fils RSS.

Diapositive19 D19 - Les flux RSS

Un flux RSS (really simple syndication) est un fichier texte au format XML contenant le titre de l'information, une courte description et un lien vers une page décrivant plus en détail l'information. A chaque ajout d’information dans le fichier de syndication, l’ancienne version est écrasée. Le nouveau contenu apparaît. Le principe est de récupérer cette « adresse » de flux qui viendra incrémenter automatiquement une page, une plate-forme dédiée ou même votre boite mail (Outlook ou thunderbird).

Diapositive20 D20 - Les agrégateurs

Ce sont donc des outils, ou plutôt des plates-formes qui vont récupérer et centraliser en un lieu unique les nouveautés de la veille bibliographique, en général depuis des flux RSS ou directement depuis une URL. En gros, c’est une « centrale » de followers dédiée veille. Il est alors possible de consulter en un seul endroit les dernières actualités de dizaines, et parfois de centaines de sites web, sans avoir à les visiter et sans avoir à communiquer d'informations personnelles. Certains nécessitent juste une déclaration d’identité (login et password), d’autres pas, certains sont payant, d’autres sont « pré-programmés » par type… Citons : DiggReader , (non pas Dick Rivers, c’est autre chose !) Feedly (feedly.com) ou Netvibes, français, qui va un peu plus loin dans la mesure où il crèe carrément une page web qui vous est personnelle et constituée des onglets liées à vos propres sources RSS. A priori, Google aurait abandonné son propre lecteur agrégateur « Google Reader » depuis fin 2013… Enfin citons FeedRinse qui est un outil de filtrage et d’optimisation des flux RSS quand trop d’information est agrégée.

Diapositive21 D21 - Les alerteurs

Il y a une possibilité de créer un « alerteur » directement sur les sites des revues, des newsletters, des éditeurs (gratuits ou payants). Sous Google on peut associer directement une alerte en fonction de critères de recherche (mots-clés, sites directs…), et mettre en lien avec une adresse mail. Sous Google Scholar (il est nécessaire d’avoir une adresse gmail au préalable), mais on peut créer l’alerteur directement à partir de la recherche. Dès qu’une nouvelle information est incrémentée, vous êtes alerté sur votre gmail.

Diapositive22 D22 - La veille collaborative

Réaliser une veille bibliographique efficace seul est difficile, lourde et gourmande en temps. Il est possible de gérer la veille sous forme collaborative. Il existe des systèmes qui permettent d’organiser la veille en collaboration notamment un outil : Pealtrees Pearltrees est un service qui permet à ses utilisateurs d'organiser, d'explorer et de partager des pages web, des notes, des photos ou des fichiers. Suivant la logique de curation de contenu (sélectionner, éditer, partager le meilleur contenu du web), Pearltrees fait à la fois office d'agrégateur de contenu mais aussi de moteur de recherche communautaire. Il fonctionne selon un arbre hiérarchique d’informations et accepte différents niveaux d’accès. La gestion se fait sous forme de dossiers et de sous dossiers graphiques et partagés et l’accès via un compte (nouveau ou récupéré depuis Facebook, Google ou Twitter). Vous avez par exemple un pearltree en sciences humaines et sociales auquel vous pouvez adhérez : http://www.pearltrees.com/t/shs-sources/id422608.

Déjà, le chapitre sur les réseaux nous guette !

Diapositive23 D23 - Le pertinage

Le terme pertinage vient de de la contraction de bavardage pertinent. C’est, en gros, une extension « intelligente » de Twitter, c’est-à-dire la création de messages courts (140 caractères) avec une transmission automatique à des abonnés, des suiveurs, des relayeurs. Citons Twitter bien-sûr et Todaysmeet  dont l’originalité est de créer des comptes, des « discussions » en fait, restreints dans le temps et privés. Bon, il parait que ça se développe de plus en plus dans les communautés scientifiques… je reste sceptique… mais bon, j’en aurai parlé...

Diapositive24 D24 - Z comme Zotero

Enfin, bien entendu, impossible de clore ce chapitre sur les sources sans parler de Zotero . C’est LE logiciel de gestion de références bibliographiques gratuit, libre et open source. Il « travaille » en amont, notamment en étant intégrable directement sur votre navigateur, il est compatible avec le catalogue de la plupart des bibliothèques en ligne avec enregistrement automatique. Il permet aussi la structuration, la hiérarchisation et la normalisation de vos références bibliographiques. Enfin, en aval, il sait se plier aux outils de traitement de texte pour exporter notes, citations, références. En d’autres termes : Zotero est l’outil complet pour gérer vos sources. Plein de tutoriaux Zotero sur Youtube notamment :

ZOTERO Tutoriel n°1 : Introduction et Installation de Zotero

Des cours d’initiation me semble-t-il, sont délivrés également en Écoles doctorales à l’UT2J…

Diapositive25 D25 - Intro – gérer son temps

Vous êtes parti pour 3 ans, 4 ans, peut-être plus… C’est long 3 ou 4 ans, mais vous verrez (et vous le voyez déjà !) : c’est horriblement court tant la tâche est lourde, le programme chargé, le sommet difficile à atteindre. Une thèse, c’est un marathon : si vous partez trop vite vous vous épuiserez à la moitié du parcours, si vous partez trop lentement vous n’atteindrez jamais l’arrivée, si vous vous arrêtez en route, vous aurez les jambes coupées. On gère son temps en doctorat comme le marathonien gère sa course avec précision, discipline, échauffement, entrainement, courage, persévérance. 3 ou 4 ans c’est un petit bout d’un parcours d’homme ou de femme, mais c’est toute une vie de passion.

Diapositive26 D26 - Le temps de la thèse

Gérer son temps c’est d’abord prendre conscience qu’il existe plusieurs types de temps : le temps de la thèse, le temps de rédaction d’un article, le temps d’un mail, le temps de lecture d’un ouvrage… Se poser les questions des conséquences à court terme, long terme… Ici j’ai repris des « temps moyens » décrits par Eric Brangier. Pour lui, au total, une thèse c’est entre 2,5 ans et 4 ans. Il est vrai que statutairement, dans nos institutions, les délais disons « légaux » sont de 3 ans + 1 an et exceptionnellement + 2 ans, mais le doctorant doit connaître les étapes impondérables et quasi incompressibles dont il n’a souvent pas conscience comme par exemple le temps réel de rédaction ou le temps de préparation de soutenance (composition des jurys, retour des rapports…)

Diapositive27 D27 - Le temps d’un article

Dans le cas de l’écriture d’un article, même si le « temps » est plus court que celui de la thèse, là encore il faut bien mesurer les étapes et leur poids de l’idée à la publication.

  1. C’est d’abord l’écriture qui peut prendre 1 à 3 mois, en particulier en fonction du nombre de co-auteurs.
  2. Ensuite l’article est proposé à l’éditeur presque toujours accompagné d’une lettre de justification (qu’il faut également rédiger correctement), compter alors 15 jours à 1 mois de réaction de l’éditeur.
  3. En cas d’acceptation, l’article est envoyé aux relecteurs. Rarement une seule personne, plus souvent au moins 2 ou 3 avis différents soit un délai de retour de 1 mois mais plus souvent 2 mois minimum.
  4. Corrections et justifications des corrections demandées : 15 jours à 1 mois
  5. Nouvelle soumission + lettre justification aux correcteurs
  6. Publication : 1 mois en ligne – jusqu’à 2 ans en papier

De plus, ça suppose qu’il n’y a qu’un seul aller-retour correction. Ce qui veut dire qu’un doctorant qui à l’issue de sa soutenance va vouloir prétendre à des postes à concours, s’il veut faire valoir ses compétences via ses publications scientifiques aura du commencer à écrire pour des articles 1 ou 2 ans avant la fin de sa thèse ! CQFD...

Diapositive28 D28 - La matrice d’Eisenhower

Une méthode simple pour essayer de gagner du temps consiste à réaliser une matrice d’Eisenhower et à classer les taches selon cette matrice. 2 caractéristiques des actions à mener : selon leur degré d’importance, selon leur degré d’urgence. Si ce n’est ni important, ni urgent : abandonner ou déléguer, si c’est urgent mais pas important : déléguer, si ce n’est pas urgent mais important : planifier, prévoyez, préparer, si c’est important et urgent : faites-le. Par exemple : regarder son mail dès qu’on arrive au bureau et y passer 2 heures avant de commencer à travailler, est-ce réellement important et urgent ?

Diapositive29 D29 - Stratégies pour gérer son temps

Voici quelques attitudes simples à adopter pour développer une bonne stratégie de gestion de son temps :

  • Planifier ses tâches
  • Faire les bonnes choses (par exemple en établissant une matrice d’Eisenhower)
  • Bien faire les choses, c’est-à-dire les faire jusqu’au bout
  • Apprendre à dire non aux trop nombreuses sollicitations
  • Déléguer, mais pas toujours évident quand on est « en bout de chaîne » !
  • Se fixer des objectifs réalistes tant sur la quantité de travail que sur le temps à y passer. Une technique consiste à « redécouper » les tâches en sous-tâches
  • Ecrire régulièrement : le fait d’écrire tout le temps va grandement faciliter la rédaction finale
  • Eviter tout ce qui peut distraire, y compris les temps passés sur le mail notamment en début de journée. Désactiver les alerteurs mails par exemple

Diapositive30 D30 - Guide du chercheur « équilibré »

Un petit guide très intéressant à télécharger pour en savoir plus sur la gestion du temps pour les chercheurs : The balanced researcher – Strategies for busy researchers – 2008 (Le chercheur équilibré - Stratégies pour les chercheurs occupés)

Diapositive31 D31 - Faire des listes

Une autre technique simple pour gérer son temps et ses tâches consiste à faire des listes, pour plusieurs raisons :

  • Pour ne rien oublier
  • Pour ne pas avoir à y penser puisque c’est écrit
  • Pour prioriser les tâches : ça, puis ça, puis ça…
  • Pour la visibilité sur le planning : fait ou à faire
  • Pour planifier l’avenir
  • Pour rester motivé : ça, c’est fait et on raye ou on barre ! Ça fait un bien fou !

Faire des listes c’est bien, s’en servir c’est mieux ! Donc un rituel à adopter : 1 – faire la liste – 2 – prioriser les tâches – 3 – les faire !!!

Diapositive32 D32 - La méthode Kanban

En développant un peu la méthode des listes, on peut s’initier à la méthode Kanban (dérivé du suivi technologique d’un processus industriel). Un tableau blanc, des post-it, 3 colonnes, à faire, en cours, fait et des actions sur les post-it qu’on déplace. On peut complexifié en sous-tâches, en étapes… Il existe des petits outils téléchargeables gratuits qui permettent de le simuler sur ordinateur. Citons Kanboard  qui est également open source.

Diapositive33 D33 - Outil pour faire du « Kanban »

Toujours dans la même veine, en ligne, citons Workflowy qui comporte des applets pour smartphones et offre la possibilité de travailler en réseau sur la gestion des tâches en listes. Ou encore Trello .Attention, ces outils sont accessibles avec login et password

Diapositive34 D34 - Vaincre la procrastination

Tout le monde, mais tout le monde se pose cette question : comment vaincre la procrastination ? En d’autres termes, comment s’empêcher de remettre tout à plus tard ? Pas de recette miracle bien sur (sinon j’en serai le premier bénéficiaire !), mais quelques petits trucs qui peuvent marcher :

  • Faire des listes
  • Analyser et diviser les taches
  • Planifier
  • S’habituer à des taches répétitives
  • Arrêter le multi-taches, multi-fenêtrage, l’Internet, la boite à lettre ouverte en permanence.
  • Prévoir un temps de « récompense » après la tâche

Essayer la méthode Pomodoro : le principe est de s’aider d’un minuteur (type minuteur en forme de tomate pour la cuisine) et de programmer des taches sur 25 mn – 5 mn de pause – tous les 4 pomodori faire une pause de 20 mn. Il existe plusieurs petits logiciels pour faire cette simulation, citons gratuit et en français : mypomodoro

Diapositive35 D35 - Outils pour vaincre la procrastination

Il y a des méthodes disons plus « musclées » pour vaincre la procrastination : Le plugin « Leechblock » que vous installez directement dans le moteur Firefox va vous bloquer l’accès à certains sites (sur lesquels vous passez lamentablement des heures au lieu de bosser !) au bout d’un certain temps d’utilisation. C’est vous qui définissez l’URL et le temps autorisé. Vous avez également un petit logiciel « RescueTime » qui une fois installé vous donne les statistiques de fréquentation et vous indique le temps passé en « navigation », « mails », productivité réelle… Les données sont programmables et il existe une version de base gratuite.

Diapositive36 D36 - Les cartes heuristiques

Dans l’organisation de son temps et la gestion des tâches, l’étape suivante consiste à s’intéresser au mind mapping ou « cartes heuristiques » qu’on appelle également carte des idées, carte mentale ou carte cognitive. Attention, ça n’a rien à voir avec les cartes géographiques si ce n’est par l’utilisation de la représentation graphique. La carte heuristique est un diagramme qui représente l'organisation des liens sémantiques entre différentes idées ou des liens hiérarchiques entre différents concepts. Un simple crayon et un papier, des couleurs différentes. Au centre le thème ou sujet et depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé…Je ne rentrerai pas dans le détail (n’étant pas spécialiste !), je renvoie à certains cours excellents sur le Net , notamment à l’article dédié de wikipedia

Une bonne introduction aux cartes Heuristiques dans une présentation de Christine Verwaerde Cartes Heuristiques : Présentation et Tutoriel

Diapositive37 D37 - Les outils de mindmapping

Si les cartes heuristiques peuvent parfaitement être réalisées à la main, de nombreux petits outils téléchargeables ou en ligne sont disponibles. En ligne : wisemapping (wisemapping.com), coggle (coggle.it), text2mind (text2mindmap.com). En téléchargement : Xmind (gratuit sur xmind.net) et Freemind (freemind.sourceforge.net). A noter que Coggle est partenaire de Google doc et donc directement « connectable » sur les documents google

Diapositive38 D38 - Les cartes conceptuelles

Sur le même principe que les cartes heuristiques qui partent de concepts centraux, on trouve également les « cartes conceptuelles » ou « schéma conceptuel » ou le lien entre concepts est ici sémantique. Très utilisé en création de bases de données, le schéma conceptuel se rapproche de l’algorithmique, mais est également utilisé en pédagogie. Ici encore je renvoie au Net et à wikipedia. Il existe un logiciel gratuit de création de cartes conceptuelles : CmapLite

Diapositive39 D39 - Les bons reflexes

Lorsque l’on monte un programme, un projet, y compris une thèse, il est primordial de planifier les tâches. Une bonne planification se fait en identifiant, analysant et individualisant au maximum les tâches ; en multipliant le temps estimé des tâches par 2, puis en rajoutant 1,5 au temps final. Par exemple, si on se donne à priori une semaine pour une tâche, prévoir 2 et s’il y a 10 tâches, soit 20 semaines, prévoir 30 semaine au final. Partir des deadlines et organiser la planification en « remontant », c’est-à-dire faire du rétro-planning.

Diapositive40 D40 - Outils de planification

Il est possible de réaliser des diagramme de planification (dits de Pert ou de Gantt) avec des logiciels comme Excel, mais il existe des outils gratuits plus adaptés. Citons PertChart Expert et surtout le plus connu et reconnu dans les outils open source : Ganttproject Enfin, il faut également citer ici Google Calendar qui permet de partager projet et agenda en ligne et sur outils nomades. Il faut cependant une adresse gmail.

Diapositive41 D41 - Intro – gérer ses réseaux

Le troisième volet qu’il est indispensable d’apprendre à gérer dans son doctorat, ce sont les réseaux. La recherche solitaire n’existe plus et le doctorant s’inscrit dans une sphère scientifique, administrative, sociale, technique… Ou plutôt dans DES sphères qu’il doit apprendre à identifier, fabriquer, utiliser et gérer. Travailler en réseau, c’est donc avoir une présence identifiable dans les groupes scientifiques, mais c’est également écrire et rédiger en groupe, transférer des données au collectif, programmer et animer des réunions et, pourquoi pas devenir maître de son propre réseau scientifique. Il est bien loin désormais le temps de la petite page sur Facebook !

Diapositive42 D42 - Les réseaux institutionnels du doctorant

De fait, quand l’étudiant s’inscrit en doctorat, il s’intègre dans un certain nombre de milieux, de réseaux existants. D’un côté des environnements administratifs, de l’autre des contextes scientifiques. En premier lieu il intègre un laboratoire. Bien souvent ce labo est à double tutelle : d’une part l’université, d’autre part un Institut de Recherche. Ce qui très schématiquement suppose d’un côté le monde de l’enseignement, de l’autre celui de la recherche et déjà, une dichotomie dans le statut du doctorant. Au « dessus », toujours au niveau institutionnel, on trouve les organismes de rattachement comme le CNRS ou les universités fédérales. De là des organismes et réseaux internationaux sont associés… Donc, pour l’étudiant, le simple fait d’intégrer une équipe lui donne accès à une grande quantité de réseaux institutionnels potentiellement mobilisables. D’un autre côté, l’étudiant s’inscrit dans une problématique disciplinaire qui lui ouvre des « champs » d’investigation scientifique mais également, de fait, des réseaux potentiels et de leurs extensions. Donc, le doctorant, s’il veut s’insérer rapidement dans un panel de réseaux sur lequel asseoir son travail, il doit se poser 2 questions : Où ? C’est-à-dire comment utiliser les structures administratives et institutionnelles de son équipe de rattachement. Et Quoi ? Comment intégrer la communauté qui travaille dans les mêmes démarches scientifiques, techniques et sémantiques que lui ?

Diapositive43 D43 - Les réseaux sociaux professionnels

Pour développer vos propres réseaux il est indispensable que vous soyez identifiables sur les réseaux professionnels généraux et de recherche. Vous oubliez votre Facebook ou vous le réservez à un usage privé, et vous devez impérativement aller créer vos profils sur : Au moins Linked In , mais aussi éventuellement Viadeo ou encore Xing . Pour tous ces sites bien sûr l’inscription est gratuite et si leur utilité est d’abord dans la recherche d’emploi, ils peuvent être très intéressant dans la recherche de partenaires scientifiques ou de création de groupes de recherche. Sachez par exemple que de plus en plus d’institutions et d’organismes de recherche ont développé un profil spécifique sur Linked In (INRS Canadien)

Parallèlement à ces réseaux professionnels disons « généraux », je vous recommande vivement d’aller déclarer votre profil sur les sites comme ResearchGate  ou Hypothèses.org . Il faut également savoir que dans de nombreuses inscriptions sur des réseaux généraux ou scientifiques, il y a « porosité » entre les réseaux. En d’autres termes, nombreux sont ceux qui peuvent récupérer directement vos profils via FaceBook, Google+, Twitter, Instagram… ça facilite la vie dans le choix au moins des login et password ! Mais attention à ce que vous voulez "laisser passer"...

Diapositive44 D44 - Répartition des tâches

Nous l’avons vu dans le chapitre sur la gestion des sources, les outils de planification, de gestion des tâches, de cartes heuristiques, de méthode Kanban… sont partageables et constituent donc de bons moyens de gestion de réseaux de travail et de planification scientifique. Au « quoi » et « quand », on rajoute ici le « qui ». Citons en complément des outils comme WorkFlowy , Lino-it, très agréable au niveau visuel ou encore Trello . Ces outils sont des plates-formes de partage d’emploi du temps, de fichiers, de construction collaborative, de répartition des tâches… La devise de Trello résume bien l’objectif de ces outils :  …visual way to organize anything with anyone !

Diapositive45 D45 - Rédaction collaborative

C’est une des démarches prédominantes dans le travail en réseau scientifique : l’écriture d’un article à plusieurs mains et c’est très souvent un casse-tête à gérer. Concrètement écrire un article à plusieurs ce sont 3 cas de figures qui se présentent :

  • Un seul écrit les autres relisent et corrigent. Ils sont co-auteurs dans l’écriture mais en réalité un seul a fait "vraiment" le job. Dans ce cas les simples fonctions de suivi de modification dans Word suffisent. Mais tout le monde ne travaille pas forcément sous Word !!
  • L’article est écrit à plusieurs sur des parties distinctes, mais une seule personne recueille le tout et organise la cohérence. Ici encore pas trop de problèmes, un ou deux aller-retour suffisent.
  • L’article est réellement écrit à plusieurs mains avec plusieurs lectures, relectures, corrections, re-corrections, modifications, commentaire, re-commentaire… et, très vite, c’est un cauchemar à gérer simplement avec un traitement de texte classique. Qui a fait quoi, quand, modifié par qui, remodifié par qui, commenté par qui, quand… un cauchemar ! 25 versions à l’arrivée, pas une de bonne, et l’origine est perdue. Et c’est là qu’il faut des outils appropriés

Diapositive46 D46 - Rédaction collaborative

Pour rappel donc : Les fonctions de suivi de modification dans Word (« révision » – « suivi de modifications » et « fichier » - « informations »). A côté de ça vous avez des outils de suivi de version comme « SubVersioN » avec mémoire de validation des différentes versions de fichiers, de dossiers… le dépôt intègre au mieux les différentes modifications, même si elles portent sur le même fichier. En cas de conflit, par exemple si la même partie du même fichier a été modifiée, le serveur prévient alors l’utilisateur et lui propose plusieurs solutions, comme par exemple, modifier sa version locale, ou celle en ligne. (http://www.framasoft.net/article4304.html). C’est le même type de fonctionnement pour Git ou encore Mercurial 

Diapositive47 D47 - Rédaction concurrente

Un autre mode potentiel de rédaction en commun consiste simplement à écrire en même temps sur un même fichier. On appelle ça la rédaction concurrente. GoogleDoc permet ce genre de travail et est capable de créer en gros « une conversation » mais qui pourra être utilisée pour écrire un article par exemple. C’est ce qu’on appelle une rédaction « concurrente ». Un exemple ici : https://docs.google.com/document/d/1M6ALfwRSYBo7cFXfraaPjpZ8hHHjj6vUmzj37cu-K8k/edit?usp=sharing. Cela fonctionne exactement comme un traitement de texte avec même la possibilité de mettre des liens, des images… TitanPad  et Framapad  font ça aussi

Diapositive48 D48 - Transfert d’informations

Je ne vous apprends rien : les mails ne sont pas faits pour transférer de gros fichiers. On va donc passer par des services en ligne pour transférer de gros fichiers. Le plus utilisé est sans doute « Wetransfer », mais il utilise des cookies sur votre machine. Sendbox est également très utilisé. Personnellement, je suis très fan d’un site suisse pratique, fiable, simple et propre : grosfichiers.ch . Ces sites se contentent cependant de stocker les fichiers et d’offrir un lien vers le téléchargement. DropBox permet également de synchroniser les données et de créer des options de partage étendues. Il faut s’inscrire et, nous entrons ici véritablement dans l’univers des "clouds".

Diapositive49 D49 - Recommandations transferts

Attention, quand vous commencez à transférer des fichiers il y a certaines précautions à prendre :

  • Eviter les fichiers trop gros (même si vous avez de l’espace disque – problèmes potentiels d’encodage durant le temps de transfert)
  • Attention aux fichiers que vous avez « piraté » ou acquis de manière plus ou moins "obscure" (musiques, images, films...)
  • Ne transférer aucune information sensible : pas d’info pouvant mener à brevet ou à article
  • Nommer correctement les fichiers (pas de "tata1", "coco"...)
  • Eviter les transferts « ouverts » accessibles à tous
  • Limiter (si le logiciel ne le fait pas automatiquement) le temps de téléchargement du fichier (1 semaine maxi).
  • Demander une notification du téléchargement.
  • Quand c’est téléchargé par la personne ciblée, supprimer l’accès au téléchargement.

Diapositive50 D50 - Planification de réunions

Pour planifier vos réunions, il existe en ligne des outils très connus et pratiques comme Doodle. Si vous ne voulez pas de Google, vous pouvez aussi utiliser des services universitaires comme par exemple ce que propose l’université de Strasbourg. Dans les outils gratuits et open on trouve également : FRAMADATE ou encore : MOREGANIZE 

Diapositive51 D51 - Gestion des mails

Quelques recommandations et astuces concernant votre mail :

  • Pour des questions de gestion du temps, pensez à NE PAS regarder votre mail dès que vous arrivez le matin
  • Toujours dans cette idée : pensez à désactiver les alerteurs d’arrivée de mail (sinon vous allez vous précipiter dessus !)
  • Encore dans cette idée : consacrez un temps « fini » à la lecture et à l’écriture de vos mails (de 11h à 12h par exemple) et n’y touchez plus !
  • Je conseille toujours d’avoir 2 boites mails : l’une « officielle », sérieuse, pour le boulot (en général créée d’office quand vous entrez dans un labo) et l’autre une peu « poubelle » qui vous servira notamment pour remplir les inscriptions en ligne ou pour recevoir les pubs intempestives. Une adresse gmail est à ce titre (et à d’autres !) toujours intéressante à avoir (notamment pour les transferts de profils)
  • Pensez à créer des dossiers et des sous-dossiers spécifiques pour vos mails
  • Pensez à créer des filtres d’indésirables
  • Penser à sauvegarder et stocker dans les dossiers et sous-dossiers également vos réponses
  • Penser à vous faire éventuellement des copies sur votre autre boite mail
  • Evitez les mails « twitter » ou sms de type « tu manges là ? » ou « salut, ça va ? » avec 5 ou 6 aller-retour, le mail n’est pas fait pour ça ! Le téléphone oui !
  • Pensez à traiter vos mails sur 3 niveaux : Non : je jette – Oui mais pas maintenant : je parcoure mais je ne lis pas, je range et je répondrais après – Oui et tout de suite : je lis, je réponds, je range et je range aussi la réponse
  • Attention à « répondre à tous » : dangereux et pénible pour les non-concernés !
  • Penser à sa signature (c’est toujours frustrant de n’avoir aucune référence autre que l’adresse mail)

Diapositive52 D52 - Créez un journal  collaboratif !

Un bon moyen de créer un réseau consiste à simplement créer un journal ! Il y a un superbe outil gratuit et open source en ligne pour ça : l’OJS pour open journal system. L’OJS vous offre la possibilité de gérer l’intégralité du fonctionnement et de la publication d’un journal en ligne. C’est-à-dire non seulement la mise en page et le contenu, mais également l’organisation du comité de rédaction, la répartition des taches, les relectures… Magique !

Diapositive53 D53 - Blog collectif

La création ou la participation à un blog collectif est un excellent moyen non seulement de faire vivre un réseau mais également de valoriser vos propres compétences. Certains blogs scientifiques sont connus et reconnus et permettent via le postage de « billets » de publier assez facilement. Un réseau se constitue naturellement à partir des auteurs qui contribuent au blog, le travail à fournir étant en général beaucoup plus léger sur un blog que dans une revue ou un webjournal. Pensez-y. Des outils, faciles, fiables et gratuits pour invitent à créer votre blog individuel ou collectif. Citons le plus connu : Wordpress, mais également Canalblog ou encore Blogger, l’outil de Google. Enfin, la plupart des institutions qui vous « accueillent » (CNRS, Université…) vous mettent à disposition des espaces pour créer votre blog. Pour en savoir plus, je renvoie sur mon cours : http://www.franckvidal.fr/pages/realiser-son-blog/28300848.html

Diapositive54 D54 - Pour en savoir plus

Allez jeter un œil sur l’ADUM : www.adum.fr (il faut votre numéro d’étudiant). Surtout aller voir l’association Bernard Gregory : http://www.intelliagence.fr

Diapositive55 D55 - Gérer ses compétences

Un chiffre : aux USA il y a aujourd’hui 4,6  communicants pour 1 journaliste ! C’est révélateur du poids de la communication dans le fonctionnement sociétal. Cette communication passe bien évidemment aussi par la science et par vous. Il devient donc nécessaire de savoir gérer ses compétences, non seulement après la thèse, mais aussi pendant. Cette gestion passe également par des indices de notoriété qui sont de plus en plus prégnant dans la recherche, notamment l’impact factor.

Diapositive56 D56 - Notoriété scientifique

Pour essayer de montrer l’un des principes de base de la « notoriété » scientifique, j’ai extrait des 2 principaux moteurs de recherche scientifiques le profil de mon directeur : Didier GALOP. Sur Google scholar, l’indice s’appuie quasi uniquement sur le nombre de publications et le nombre de citations. A priori, plus une publication est citée, plus elle est fondamentale pour la thématique et donc plus l’auteur aura de « notoriété »… Researchgate rajoute lui d’autres critères : les vues, le téléchargement, les followers… et un « score ». Ce score d'une personne est basé sur les interactions qu'elle a avec d'autres personnes inscrites (téléchargements d'articles, questions, réponses à des questions). Plus une personne est en contact avec des chercheurs dont le score est élevé, plus son score augmente... En d'autres termes : le système s'auto-alimente ! Certains commencent à dénoncer ces dérives de type facebook ou twitter dans le monde de la recherche et mettent en doute l’intérêt réel pour la science ou l’individu de tels calculs. Vous pouvez vous-même réaliser votre profil sous google scholar assez facilement....

Diapositive57 D57 - L’impact factor

Le facteur d’impact (FI) ou Impact Factor (IF) est l’indicateur de notoriété de revues pour évaluer la publication. Il est calculé à partir de la base de données bibliographique Web of Science Core Collection(WoS). Le WoS indexe plus de 12 000 revues scientifiques toutes disciplines confondues incluant les sciences humaines et sociales, et les arts. Parmi ces revues, 10 100 sont dotées d’un facteur d’impact et sont enregistrées dans le Journal Citation Reports (JCR) de Thomson Reuters. Le facteur d’impact d’une revue est le nombre moyen de citations des articles de la revue rapporté au nombre d’articles que publie la revue. Par défaut, il est calculé pour une période de publication de deux ans. On parle d’une ‘citation’ chaque fois qu’un article est cité par un autre article. Dans le calcul du facteur d’impact, les articles pris en compte sont ceux des revues enregistrées dans la base WoS. Par exemple, les deux revues scientifiques considérées comme les plus prestigieuses sont Nature et Science. Toutes les deux ont des facteurs d'impact autour de 30. Certaines revues biomédicales ont des valeurs plus importantes. Nombre de revues de domaines spécialisés de haut niveau ont des facteurs d'impact inférieurs à 5. De nombreuses critiques et polémiques sont nées de ce système : pratiquement pas de critère réel de la qualité (seulement quantité), revues non anglophones considérées comme parent pauvre, période temporelle trop courte, système qui s’auto-entretient… Un exemple de recherche de facteur d’impact en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=UQl5WptSdzo#t=72 (Université de Montréal)

Facteur d'impact - Autre exemple

Diapositive58 D58 - L’indicateur SRJ

SCImago Journal Rank (SJR) est un indicateur de notoriété des revues indexées à partir de 1996 dans la base de données Scopus de l’éditeur Elsevier. Le SJR a été créé par le groupe de travail SCImago Research Group (SRG) de l’Université de Grenade et Alcana de Henares en Espagne. Le SJR d’une revue est le nombre de fois où un article de cette revue est cité par d’autres articles pendant les 3 ans qui suivent sa publication, chaque citation reçue étant pondérée par la notoriété de la revue citante. Le SJR est calculé à partir de la base de données Scopus (Elsevier) qui indexe plus de 18 000 revues scientifiques toutes disciplines confondues incluant les sciences humaines et sociales Pour en savoir plus, les fiches du CIRAD : http://coop-ist.cirad.fr/aide-a-la-publication/evaluer-la-recherche/indicateurs-de-notoriete/introduction

Diapositive59 D59 - Vos droits

Toujours dans le cadre de la gestion de vos compétences, quelques mots sur le droit. Ce que vous faites, vos écrits, vos travaux, vos publications sont naturellement soumis à droit.

Deux types de droits : En tant qu’auteur, vous bénéficiez de droits moraux, qui sont inaliénables. Ces droits, reconnus dans le code de la propriété intellectuelle, précisent que « L'auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. » Ils comportent quatre droits : le droit de paternité, qui vous permet d’exiger la mention de votre nom lors de toute exploitation de votre œuvre ; le droit au respect de l'intégrité de votre œuvre ; le droit de divulgation, qui vous permet de décider du moment et des conditions de la communication de votre œuvre au public ; le droit au repentir et au retrait de l’œuvre, même après sa commercialisation.

Parallèlement il existe des droits patrimoniaux. Ce sont les droits de reproduction, de diffusion, de prêt, de représentation (communication au public) ou d’affichage public, et de modification. Ils garantissent que vous êtes propriétaire de votre œuvre, que vous pouvez l’exploiter sous quelque forme que ce soit et en tirer un bénéfice. Vous pouvez céder vos droits patrimoniaux à des tiers, en totalité ou partiellement, à titre gratuit ou onéreux, pour une durée limitée dans le temps. Le détenteur des droits patrimoniaux aura alors le droit exclusif de reproduire tout ou partie de l’oeuvre. Les droits patrimoniaux sont en général cédés à l’éditeur de l’oeuvre. Le CNRS a publié une très intéressante et très concise fiche pratique à propos de ces droits : http://corist-shs.cnrs.fr/Memo_publications_droit

Diapositive60 D60 - Déposer une licence CC

De plus en plus se développe le dépôts de licence dites « creative commons », faciles et en ligne, elles ne protègent pas complètement mais son un recours possible en cas de litige et surtout elles sont beaucoup moins lourdes (et gratuites alors qu’un copyright coûte extrêmement cher !) si vous voulez « déposer » vos travaux et découvertes. Il existe 6 types de licence depuis juste un signalement de paternité et la possibilité d’interdire la commercialisation. Pensez-y, ça peut servir ! http://creativecommons.fr/

Diapositive61 D61 - Concours 180s

Concours « Ma recherche en 180 secondes » (http://mt180.fr). C’est une occasion unique et un superbe challenge pour vous. Ce concours a de plus en plus de renommée et c’est une initiative superbe : demander aux doctorants, en 180 secondes, de « raconter » leur problématique de thèse. Les lauréats sont excellents et même si souvent les sujets sont abordés avec humour, c’est pour le grand public un très bon moyen d’entrevoir toute la richesse et les compétence des jeunes doctorants. Une très bonne initiative…

Diapositive62 D62 – Partagez, valorisez, diffusez

Une bonne gestion des compétences par forcément par la communication. Pas de découverte sans scoop, pas d’avancée de la recherche sans faire savoir. Donc, si vous voulez acquérir une certaine aura nationale ou internationale, ce n’est pas votre recherche qui va la créer, mais bien la façon dont vous allez la diffuser, la partager, la distribuer. Et plus encore, ce n’est pas votre travail que vous allez revendiquer, c’est vous ! La communication est devenue (peut-être un peu exagérément avouons-le) le maître mot de nos sociétés. Aux Etats-Unis, 4,6 communicants pour 1 journaliste désormais, ça veut tout dire ! Créez votre blog, achetez votre nom, soyez sur les réseaux… Apprenez à chercher, apprenez à publier, mais surtout, apprenez à communiquer ! D’ailleurs, voir à ce sujet, mon cours : http://www.franckvidal.fr/pages/la-communication-scientifique/28036112.html . Et puis aussi : exprimez-vous !

Diapositive63 D63 – Identité

Vous êtes un doctorant certes, un chercheur, mais vous êtes d’abord un individu avec une identité propre, unique. Servez-vous en, c’est-à-dire adoptez un style dans ce que vous faites, votre façon d’écrire, vos présentations, vos posters, vos cours… Le style n’est pas seulement réservé à des artistes ou à des fashion victims, le style c’est ce qui vous porte physiquement et socialement. L’image des scientifiques et des « savants » s’est considérablement transformée depuis quelques dizaines d’années tout simplement parce que le style des scientifiques a changé. Ils travaillent toujours plus ou moins sur les mêmes thèmes, les mêmes problématiques, mais désormais ils n’ont plus de tignasse blanche et d’air dans la lune ! Ils portent le costume pour certains, le jean pour d’autres, et ils peuvent faire rêver le grand public et montrer qu’on peut être intelligent ET beau, cultivé ET habillé à la mode ! Enfin, définissez « vos » couleurs, « vos » mise-en-page, « vos » images…

Diapositive64 D64 - Les canaux de communication

Si vous voulez gérer vos compétences en les optimisant, vous devez également penser aux formes de valorisation que vous pouvez développer. Si le chercheur est principalement centré sur sa publication, si le thésard est principalement happé par la rédaction de sa thèse, il faut avoir conscience que d’autres formes de mise en valeur des compétences peuvent être prises. Vous faites du terrain ? Pensez à filmer, à photographier, à alerter des journalistes qui pourraient faire des reportages. Vous « parlez bien » ? Pensez à vous rendre disponible pour des interviews radio, pour des web reportages Vous aimez le contact ? Valorisez vos connaissances dans les grands rendez-vous de la Science comme la Fête de la Science, les Rencontres Science et Citoyens, les animations scolaires, les expositions… Vous êtes « réseau web » ? Faites votre site web, votre blog, votre réseau social… Vous êtes quelqu’un de l’écrit ? Ne pensez pas seulement en terme d’articles, voyez en « poster », en « billet » sur blog, en conférence… Combien de personnes liront votre thèse ? 20 ? 30 dans le meilleur des cas ? Combien viendront à votre expo ? Combien suivront votre blog ? Combien auront vu votre reportage sur Arte ? Pensez-y.

Diapositive65 D65 - Jusque là !

Un doctorat c’est une épreuve longue et pénible d’accord. Mais c’est aussi le formidable moment de votre vie où vous êtes en pleine capacité de réfléchir, d’analyser, de comprendre, de savoir, de chercher, de trouver et de faire « pétiller » votre cerveau comme jamais plus vous ne le ferez. C’est une chance inouïe d’abord d’être arrivé jusque là (combien ont abandonné la course derrière vous depuis le jour où vous êtes entré à l’école ? Sur 100 : 99 !) ensuite c’est une chance incroyable de pouvoir travailler sur un sujet qui, je l’espère, vous passionne.

Diapositive66 D66 - Conclusion

Au final, une seule chose compte vraiment dans la réussite de votre doctorat, votre degré de passion et d’implication dans la recherche et le développement de votre spécificité scientifique. Vous serez bon si vous êtes passionné, alors, d’abord : faites-vous plaisir !! On ne court pas un marathon par obligation…

Diapositive67 D67 - Bonus : Comment apprendre à lire vite

On distingue deux grands types de lecture rapide : La lecture rapide intégrale : le lecteur lit tous les mots, mais bien plus vite qu'un lecteur lent. L'écrémage : le lecteur parcourt le texte à la recherche de l'essentiel. Différencier bien lire et tout lire - Ne pas faire de retour arrière - Lire des yeux - Passer de paquets de mots en paquets de mots - Se repérer dans le texte en amont (comme dans une carte) - Faire des exercices en ligne. Allez jeter un œil sur FReader en ligne pour vous entrainer : http://www.readingsoft.com/fr/freader.html et voir aussi : http://www.lecturerapideblog.com//compagnon/inscription/

Diapositive68 D68 – Bonus : Comment apprendre à lire vite

Toujours en matière de lecture, relisez ce texte à propos de l’université de Cambridge ! (voir image) Étonnant non ? Un programme rigolo qui va mélanger les lettres de vos textes sur : http://www.teleferique.org/stations/Cliquet/scripts/chogpyrit

Diapositive69 D69 – Bonus : Gestion et publication en commun de bases de connaissances

Deux logiciels qui permettent aux individus comme aux communautés d'utilisateurs de publier facilement, de gérer et d'organiser un vaste éventail de contenus sur un site web. La gestion des connaissances en base est une démarche managériale pluridisciplinaire qui regroupe l'ensemble des initiatives, des méthodes et des techniques permettant de percevoir, identifier, analyser, organiser, mémoriser, partager les connaissances des membres d'une organisation et les savoir-faire en vue d'atteindre un objectif fixé. Drupal : http://drupalfr.org/ et MédiaWiki : http://www.mediawiki.org/wiki/MediaWiki/fr

Diapositive70 D70 – Bonus : Aide à la publication

Un site du Cirad qui regroupe des dizaines de fiches (plus de 50 !) simples, claires et précises pour vous aider à publier, le tout téléchargeable en PDF. Un travail remarquable : http://coop-ist.cirad.fr/contenus-annexes/documents

Diapositive71 D71 – Bonus : Participer à un colloque

Un site qui recense (entre autre) les colloques à venir et les appels à communication en SHS : http://calenda.org/. Beaucoup, beaucoup d’informations intéressantes.

Diapositive72 D72 – Bonus : Le réseau API

Une initiative  très récente qui peut être intéressante à suivre : le réseau social scientifique API (Apprendre en Partageant ses Intérêts) développé par l’UT2J. A voir…